vendredi 4 août 2017

Epuisés à la tâche ? Des députés LREM envisageraient d'abandonner leur mandat


Epuisés à la tâche ? Des députés LREM envisageraient d'abandonner leur mandat

© PHILIPPE LOPEZ Source: AFP
L’hémicycle le premier août 2017

3 août 2017
 
C'est une information pour le moins surprenante qu'a révélée le quotidien Les Echos.

Une poignée de députés du groupe de la majorité présidentielle se donneraient l'été pour réfléchir à abandonner leur mission parlementaire.
Alors que l'Assemblée nationale tourne à plein régime cet été, ce qui est très rare, la grogne commence à se faire entendre dans les rangs des députés.
D'après un article des Echos, une «poignée» de députés du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale n'excluraient pas d'abandonner leur poste au service du pays pour retourner dans le privé.
Une information qui n'a pas manquée d'être soulignée par des opposants au parti majoritaire, parmi lesquels Clémentine Autain, députée du groupe France insoumise (FI).
 
 
Sur les raisons qui les pousseraient à envisager de jeter l'éponge alors même qu'ils viennent d'être élus, l'article ne donne aucun indice mais le départ sur les chapeaux des roues de cette nouvelle législature et les péripéties parfois chaotiques qui l'ont accompagné pourraient donner quelques indices sur cette baisse de motivation.
 
Des députés épuisés
 
Plusieurs députés, même parmi les plus célèbres, n'ont en effet pas caché leur irritation devant les interminables cessions imposées aux élus de l'Assemblée, comme par exemple à l'occasion des débats sur la loi de moralisation de la vie publique.

L'annonce du report des vacances des députés au 9 août a été également accueillie avec amertume par nombre d'élus.
Jean-Luc Mélenchon, chef de file des députés France Insoumise (FI), a ainsi laissé exploser son agacement le 2 août : «Renouveau politique En Marche : voter la nuit, se réunir en août», a-t-il maugréé.
Dans le même camps, Adrien Quatennens avait déploré l'absence de «transition entre la campagne et l’installation», décrivant des députés dans un état d'épuisement «assez avancé».
 
 
Dans les rangs de la majorité présidentielle, l'excentrique mathématicien et élu de Paris Cédric Villani s'était déjà inquiété, mi-juillet dans le JDD, du rythme imposé au députés qui, selon lui, ne pouvait «rester aussi intense» – au risque d'en «mourir»...
Un avis sans doute partagé par le député Les républicains (LR) Philippe Gosselin qui avait déploré auprès de l'AFP le fait de travailler «70-80 heures par semaine».
 
Un rythme de travail qui a pu inciter certains élus à juger que leur vie professionnelle dans le privé était, finalement, plus enviable...
Il nous faudra attendre la fin de l'été pour voir si les députés LREM démoralisés se ressaisiront ou iront jusqu’à jeter l'éponge.
 

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