Translate

jeudi 17 avril 2014

Immigration : les demandes d’asile explosent en Bretagne.

 
Immigration : les demandes d’asile explosent en Bretagne
 
17/04/2014 – 08H00 Bretagne (Breizh-info.com)
 
+34,70% entre 2011 et 2013 : les demandes d’asile pour la région administrative Bretagne ont explosé ces dernières années.
 
 En 2011, il y avait eu 1415 demandes, pour 1906 en 2013 (60 095 sur la France entière dont 21758 en Ile de France) comme le rapporte un document de l’Assemblée nationale.
La région Bretagne est ainsi la 9ème région française en terme d’accueil des demandeurs d’asile (sans compter la Loire Atlantique, incluse dans la région Pays de Loire qui comptait 2517 demandes d’asile en 2013).
Une vidéo tournée par le parti nationaliste Breton Adsav! un vendredi midi à la préfecture de Rennes donne une image d’ailleurs de l’ampleur du processus.

 

 
Ce phénomène ainsi que la hausse de l’immigration globale en France s’expliquent notamment par la politique attractive mise en place par la région et les départements vis à vis des demandeurs d’asile et vis à vis des associations qui leur viennent en aide.
Il pourrait également s’expliquer par le fait que la Bretagne étant jusqu’à présent une des régions les plus épargnées par l’immigration, les services de l’Etat,  sans doute au nom de « l’égalité républicaine », souhaitent opérer un rééquilibrage entre  l’Ile de France et les régions les moins touchées par ce phénomène.
Ces chiffres alimentent d’ailleurs la fameuse « rumeur du 9-3″ qui avait défrayé la chronique voici quelques mois, selon laquelle des populations d’Ile de France étrangère ou d’origines étrangères s’installaient petit à petit dans certaines communes de l’Ouest français.
Quels sont les pays d’origine des demandeurs d’asile?
 Ces derniers arrivent d’abord de Russie, puis du Congo, du Kosovo, du Sri Lanka et  d’Albanie (ndlr : des pays qui ne sont pourtant pas en guerre).
 Le rapport souligne qu’« à partir du milieu des années 2000, la proportion de demandeurs d’asile arrivant en famille avec conjoint et enfants s’est beaucoup accrue, modifiant radicalement la nature de la prise en charge demandée à la collectivité publique. de nombreuses demandes d’asile supposent à présent la prise en charge d’une famille, avec des enfants dont il convient d’assurer le suivi médical et qu’il faut scolariser, auxquels peuvent s’ajouter des enfants nés sur le territoire du fait de la longueur de la procédure. Les demandeurs d’asile de certaines nationalités arrivent plus fréquemment sur le territoire avec leur famille : Tchétchènes et Géorgiens, personnes arrivant de Bosnie, Kosovo et Albanie. »Au total en France le budget prévisionnel de la politique de l’Asile pour 2014 s’élève à 576 millions d’euros.
 A noter que Ce chiffre ne prend pas en compte la longueur accrue du traitement des demandes qui augmente significativement le montant de « l’allocation temporaire d’attente » attribuée aux demandeurs d’asile.
Le coût d’un demandeur d’asile s’élève à environ 9584€ par an.
Ce chiffre n’est pas applicable aux mineurs isolés étrangers, dont Breizh-info avait recensé le coût réel (60 000€ par an )  dans un article précédent.
Pour dresser un parallèle, le budget de la région Bretagne s’élevait pour 2013 à 1,335 milliards d’euros pour 3 199 000 habitants recensés sur les 4 départements de la région administrative amputée de la Loire-Atlantique soit 417€ par an et par habitant.
Si au sein des élus Bretons, très peu s’expriment, y compris chez les partisans d’une « fermeture des pompes aspirantes » , au sein de la population, certains s’interrogent : « Entre les demandeurs d’asiles, les régularisations liées à l’immigration clandestine, les mineurs isolés étrangers, le regroupement familial, je finis par penser que les administrations s’occupent et financent désormais plus ces personnes que le peuple qu’elles sont censées administrer. » s’étonne Nicolas, restaurateur morbihannais. « En attendant, la population locale peine à se loger, à trouver un travail et un salaire décent, et des soins de qualité . C’est effarant mais ça ne tiendra pas longtemps comme ça. » conclut t-il.
 
Alors que de nouvelles échéances électorales approchent (Européennes 2014, puis régionales et cantonales en 2015) , la question de l »immigration et de son financement pourrait peser encore un peu plus dans le débat politique breton, quitte à confirmer un peu plus la déroute de la gauche « humaniste » en Bretagne.
 
Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Ici, les commentaires sont libres.
Libres ne veut pas dire insultants, injurieux, diffamatoires.
À chacun de s’appliquer cette règle qui fera la richesse et l’intérêt de nos débats.
Les commentaires injurieux seront supprimés par le modérateur.
Merci d’avance.